
Buffet : (n.m) Lorsqu’on évoque ce terme, plusieurs images viennent immédiatement à l’esprit. Sans doute la plus évidente, est celle d’un établissement crasseux où des mets au goût unique mais à l’apparence douteuse, sont servis en portion à volonté pour satisfaire les appétits voraces. Sinon, peut-être pensez-vous à cette énormité qui meublait le salon chez feux grand-mère avec des morceaux de bois raboutés de manière fantaisiste où la porcelaine était maîtresse!?
Pour moi cette publication est un peu un amalgame de ces deux éléments. Un présentoir mensuel qui contient des vignettes sur la musique et sur d’autres formes d’art dont le cinéma. Bref, ce qui me fait carburer.
Même si le marché pour ce genre de magazine semble saturé, je crois que Buffet y trouvera sa place. Gratuite et bilingue, cette petite feuille pliée en huit propose une lecture qui renferme des informations pertinentes sur des sujets parfois passés inaperçus.
Ce mois-ci, je dresse un top 3 des albums ayant apporté un souffle original en 2007, une liste de chansons à découvrir un portrait du cinéaste Wes Anderson et plus encore.
Welcome to Buffet,
A free fanzine made with a D.I.Y approach, which features various topics regarding music, arts, movies and more. It’s a way for me to share my thoughts and information on subjects that are not always enough covered in the medias.
This little booklet is still at its development stage and will be improved in the upcoming months. Meanwhile, this December edition features a top 3 list of the albums that brought a breath of fresh air in 2007, some Wes Anderson’s movies trivia, concert reviews and more!
Oh, and the reason why it’s called Buffet? Well it can be said in both French and English (the magazine is written in both language) and just like a food buffet, it presents an assortment of bits and pieces ready to be discovered. Sadly, Warren Buffett didn’t have any input in its creation.
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White Williams @ Théâtre National, 11 Novembre 2007
Depuis sa tournée conjointe avec le prolifique Girl Talk et le surprenant Dan Deacon ,ce jeune musicien de 23 ans plane sur un petit nuage de hype.Lors de son passage à Montréal pour la première partie de Battles, il a proposé des extraits de son récent premier album intitulé Smoke et prouvé qu’il était à la hauteur des rumeurs le proclamant doué. À l’aide d’un bassiste, d’un guitariste et d’un Macbook pro, Williams a déchargé une armée de sonorité électropop devant une foule plus ou moins enjouée.Malgré tout, le chanteur muni d’une voix similaire à celle de Paul McCartney,a quand même gagné quelques cœurs avec ses pièces New Violence et Route to Palm. Ces chansons zens et mignonnes avaient les cadences nécessaires pour en mener quelques-uns à la danse.Par la suite, Going Down , a donné la chance au bassiste d’exploiter le côté gras de sa basse et au guitariste de piquer les tympans présents avec des petits rifs acérés. Bref, ce Mr. Williams a séduit avec un spectacle qui a ressemblé à une session de jam entre Of Montreal et Beck. White Williams' Myspace
Si vous aimez, je recommande :
Of Montreal- Hissing Fauna are you the destroyer?
Miracle Fortress- Five Roses
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Top 3 Albums 2007:
1-MGMT- Oracular Spectacular

Pendant plus de 3 ans, ce groupe de New York a tenté, sans grand succès, de créer des vagues en dehors du circuit underground de leur ville. Malgré tout, cette année, le duo a réussi à décrocher un contrat chez Columbia et créer un album intitulé Oracular Spectacular. Ce disque est un véritable ticket vers un monde où le génie de Bowie est meilleur ami avec celui de The Sleepy Jackson. Sous une pluie de synthétiseurs, la merveilleuse pièce Kids se présente comme un hymne à la jeunesse et invite les gens à retomber en enfance. Sur Time to Pretend, le rêve de Rock’n’Roll Star des frères Gallagher est représenté par le désir de s’enfuir en France , baiser des modèles , sniffer de la coke et bien sur, vivre rapidement et mourir jeune. L’album propose une production qui propose à l’auditeur de se fondre à un environnement où chaque instrument est en parfaite symbiose. Guitares acoustiques se marient à des effets de moog austères sur Of Moons, Birds and Monsters et basse consistante à une rythmique disco sur Electric Feel. D’ailleurs, cette dernière aurait pu charmer n’importe quel nez poudré au Studio 54 en 1977 ! Avec cet album, Management présente plusieurs facettes musicales qui portent à croire qu’il aura un avenir prometteur en dehors de Brooklyn. De plus, les multiples couches de sons assurent des écoutes qui réservent toujours des surprises. Si Public Enemy a déjà proclamé “ Don’t Believe the Hype”,cette fois-ci croyez-y! MGMT's Myspace
2-Mathias Mental- Sincere Salutations

This weird musical OVNI first appeared back in October 2007 at the Pop Montreal Festival with a bunch of well-crafted pop songs. Mathias Mental has created meticulous catchy melodies that are simple enough to whistle while doing the laundry or while walking back home after a shitty night at a bar. With the release of Sincere Salutations, Mental just achieved a level of sincerity that will appeal to any Daniel Johnston fans. Just like his counterpart, he has some amusing cd artwork and a knack for heart-on-the-sleeve lyrics that will stick a smile on the face of any indie kids. A song like Duotone melts lo-fi guitars to puppy dogs’ references, while Doin Fine aims for a pulsing drum machine beat that could soundtrack a morning run in the park. Even with his thick French-Canadian accent, Mathias manages to create a feeling of melancholic joy without losing any credibility. The gem of the album is 555-Love, an acoustic ballad perfect for a love declaration mixtape. With a heavy organ sound and a chorus that any emo musician would kill himself for, the song is begging for a mass sing-a-long. Like a modern day Jean Leloup, Mathias Mental has a touch to communicate urban poetry through haunting numbers that reflect our daily lives. The lo-fi gloss reminds early Beck and why a D.I.Y approach is always exciting since you’re never quite sure where the artist is going to take you. Furthermore, make sure to catch him live, since his on-stage antics play with the fine line between odd and funny. Lasers, bear mask and crazy dancers are his secret weapons! Mathias Mental's Myspace
3-Les Savy Fav- Let’s Stay Friends

Ce quatuor de New York mené par le dément Tim Harrington a surpris le monde du rock indie en sortant son premir album en 6 ans l’automne dernier. Sur celui-ci, le groupe sonne comme si le Tokyo Police Club avait été élevé par un Henry Rollins amateur de U2 ( Pots&Pans) et parfois comme un Bloc Party hardcore (What Would Wolves Do?). Après une écoute, the sweat will have descended! Les Savy Fav's Myspace
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C-04 : Songs to discover
1) Cut Copy- So Haunted
Incorporer une guitare abrasive aux accents shoegaze dans un univers qui se veut à la base un point de référence à Daft Punk et New Order semble une idée farfelue. Il faut dire que dans un monde électro dominé par les Justice et Simian Mobile Disco de ce monde, Cut Copy emprunte le pas de la diversité. Produite par Tim Goldsworthy de l’étiquette DFA, la pièce s’éloigne de la sonorité 80 diffusée par leur premier album Bright Like Neon Love .Étonnamment, aucune trace de cloche à vache, qui a fait les beaux jours de la maison de disque, mais plutôt un son rock qui prend le dessus dans une valse folle de synthé. Idéal après une longue journée de déceptions.
2) MGMT- The Handshake
Bowie may have inspired plenty of Pitchfork-approved musical acts with his Ziggy Stardust era, but recently he hasn’t showed up in songs in his Berlin era incarnation. Brooklyn’s MGMT got the message and created a track that echoes early krautrock such as NEU! mixed with eerie Bowie type vocals. This gem could have passed for a Low demo and generates a dreamy 70’s feeling just like a song featured on the Velvet Goldmine soundtrack. Close your eyes, play the track and picture yourself giving a smooth handshake to David Robert Jones.
3) Shankar/Jaikishan- Title music Bombay Talkie
Depuis plus de 50 ans maintenant, l’industrie du cinéma Indienne produit des longs-métrages de toutes sortes pour une scène surnommée Bollywood. On y déniche de tout, soit film d’amour, comédie, drame, horreur et j’en passe. Visiblement inspiré par cet univers riche en textures esthétiques, le réalisateur Wes Anderson y a puisé quelques éléments pour son nouvel opus The Darjeeling Limited , dont la pièce thème du film Bombay Talkie. La chanson contient l’une des mélodies les plus accrocheuses jamais mise sur bande audio. Simple et efficace, une voix masculine fredonne l’air de la pièce sur fond d’orchestration indienne timide.Après une écoute, il est garanti que vous psalmodierez les dou-dou-dou à tue-tête.
4) Kevin Drew- TBTF
4 letters, 1 skilled musician, the perfect match to send a message of love clear enough to melt any girl’s heart away. With this track, Broken Social Scene’s Kevin Drew delivers a piece of catchy jangle pop that could soundtrack an indie coming of age movie. Perfect for the ultimate love scene where the main character, a troubled guy in his 20s, is kissing his girlfriend in the rain while stop-motion hearts are forming around their heads. This song is too beautiful to not be heard.
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Chronique de vie
Fidèle à mes habitudes, je me lève aux petites heures… de l’après-midi. Ne voulant pas scraper ma journée davantage, j’enfile à la hâte les premiers vêtements que je trouve sur le sol de ma chambre, le tout après une bonne séance de reniflage sélective. J’avale deux tasses de café bien corsé et hop, je suis prêt à foutre le camp de mon domicile. Mais que faire ? Je perds une bonne demi-heure devant l’ordi et réussis finalement à identifier un show qui m’intéresse. Band of horses! Oh que oui! Ça collait parfaitement à cette grisâtre de journée d’automne. J’étais pas mal fier, comme Luc et les papillons de nuit (j’y reviendrai). Peu après, je constate le piètre état de mon coat jeans, et décide d’aller regarder pour une pièce, en une seule pièce, de manteau qui me donnera fière allure pour ce qui reste d’la saison. J’appellerai ici : le call de la cuirette, amen. Je cible rapidement le Mile-End comme secteur d’attaque. Plusieurs friperies plus tard et après deux, voir trois confiseries pas mangeables, provenant toutes du même quartier, je n’ai toujours rien trouvé mis à part un pas pire mal de tripes. Après avoir déambulé un bon moment tel une barque à la dérive (c’est presque tendre ça), je me ramasse sur la rue Roy et fais connaissance avec le sublime, à 80 piastres. Bref… il n’y a pas de punch à mon anecdote.
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Wes Anderson’s movies trivia:
• Bottle Rocket:
His big screen debut, was at first a short film shot in 1992 with the help of his friend Owen Wilson.It was released in 1994 and featured at the Sundance film
festival, where Anderson drew attention from studio executives. It was a commercial failure but a critical success, which led the filmmaker to direct Rushmore.
• Rushmore:
Bill Murray had difficulty working with the McCawley brothers, the actors who play his sons. The scenes where he yells at them where mostly improvised because of Murray’s annoyance. Furthermore, he loved the script so much that he said that he would do the movie for free.
Some elements in the movie where inspired by Charlie Brown, such as a scene where Max Fischer flies a kite (Brown used to do that a lot) and another where we learn that his father is a barber. Moreover, music from the Charlie Brown’s Christmas Special plays at the beginning of the December sequence.
• The Royal Tenenbaums:
The Lacoste dresses worn by Gwyneth Paltrow and the Ben Stiller’s Adidas track suits, where specially commissioned for the movie.
The character Henry Sherman was named after Anderson’s landlord and the dog Buckley after singer/songwriter Jeff Buckley.
The spots on the Dalmatian mice where created with a sharpie pen.
• The Life Aquatic With Steve Zissou:
During the filmmaking, Bill Murray became a certified diver with over 40 hours of practice gained.
The Jaguar Shark was one of the biggest stop-motion creatures ever built. It measured 8
Feet in length and required the hands of 5 puppeteers.
• The Darjeeling Limited:
A prequel entitled Hotel Chevalier features the character of Jack( Jason Schwartzman)meeting with his ex girlfriend (Nathalie Portman) in Paris. It is available widely on the Internet.
Jack his seen in the movie wearing a Hotel Chevalier bathrobe.
This is the first Anderson movie that doesn’t include any Mark Mothersbaugh’s music. The filmmaker opted for a mix of score from different Bollywood movies.
− Buffet remercie : Ève Duhamel, Emmanuel Lagrange Paquet et Jean-Pascal Champagne.
− Next issue: January 2008
Crédits: James C. Lynch, Ève Duhamel, Jean-Pascal Champagne
2007©

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